Vous habitez depuis un certain temps dans votre maison. Des mois ou des années peut-être. Et tout d’un coup, cela vous frappe, vous dérange même… votre cuisine, votre salle de bain, votre living ne vous correspondent plus. Vous ne vous sentez plus chez vous, vous étouffez… Il est temps de rénover ou de redécorer. Mais par où commencer?

Les magasins suédois ne suffissent plus
Sans aucun doute par la définition d’un style qui vous correspond. Aujourd’hui, si on choisit de revoir son intérieur, on ne veut pas faire les choses à moitié. En termes de décoration, écumer les magasins de meubles suédois semble ne plus suffire et est même dépassé. Quant à la rénovation de son intérieur, on réfléchit à deux fois avant de faire appel à un entrepreneur.

 

Le salon, la cuisine et la salle de jeux des enfants ne font souvent plus qu’une seule pièce – Anne Savaton

 

Do it yourself
La raison? Nous sommes entrés dans l’ère du DIY. Et ce n’est pas Anne Savaton, productrice de l’émission Une brique dans le ventre, diffusée sur la RTBF, qui nous contredira. Et pour cause, son émission qui s’attarde sur les idées déco et rénovation des Belges est au comble de ses audiences après 12 ans d’existence. L’émission est devenue le magazine préféré des jeunes couples de 20 à 35 ans. Tout un symbole!

Un cercle vertueux
Certaines grandes chaînes de magasins de bricolage ont d’ailleurs vite compris l’impulsion du moment et offrent, elles aussi, de nombreuses fiches techniques sur leur site internet. De l’isolation des murs à la création d’une terrasse en passant par la réalisation de meubles esthétiques, rien n’est laissé au hasard. Et quand l’inspiration manque, les bricoleurs en herbe se réfugient sur la pléthore de tutoriels des vidéos Youtube ou dans des associations qui offrent des cours à la portée de tous. « C’est un cercle vertueux et désinhibant », analyse Anne Savaton. « Plus on bricole, plus ça se propage sur le net et plus on a envie de rénover. »

La peinture avec vos enfants
Quant aux enfants, il ne faut certainement pas qu’ils soient exclus des travaux et des décisions. Si, bien évidemment, leur avis compte pour la rénovation de leur chambre, n’oublions pas qu’ils ont besoin de repères stables pour s’épanouir. Surtout dans un monde qui reste parfois très anxiogène. Leur demander leur avis concernant certaines couleurs peut être bénéfique pour leur bien-être. De même, si leur laisser gérer l’application du papier peint n’est certainement pas une bonne idée, les impliquer dans des activités de bricolage ponctuelles, reste une valeur sûre. Pourquoi ne pas les laisser repeindre un meuble dans leur chambre par exemple?

 

Plus on bricole, plus ça se propage sur le net et plus on a envie de rénover – Anne Savaton

 

La maison = un espace ouvert
Pourtant si l’on met de plus en plus la main à la pâte pour définir l’identité de son intérieur, une tendance bien spécifique semble se dégager depuis une dizaine d’années. Les observateurs et experts en rénovation semblent unanimes. L’évolution du style tend de plus en plus vers un espace ouvert sans délimitation des pièces de la maison. Une idée qui, plus qu’autre part, se marque dans les maisons familiales. « Le salon, la cuisine et la salle de jeux des enfants ne font souvent plus qu’une seule pièce », note Anne Savaton.

Votre cocon parental
Faudrait-il y voir, pour les parents, un besoin de profiter au maximum du contact de leurs enfants? Dans une société qui en demande de plus en plus aux travailleurs en termes d’heures de travail, on ne peut que suggérer cette éventualité. Paradoxalement, à côté de cette espace ouvert, les parents choisissent de renforcer leur intimité au sein de leur chambre. « On constate la création de véritables suites parentales où le cocooning a toute son importance », renchérit Anne Savaton. Un cocon parental qui ne se prive d’ailleurs pas de petits plaisirs comme un jacuzzi ou un sauna. Décidemment, il est bien loin le temps où l’on vivait dans des maisons à l’architecture ouvrière.