« Il y a tellement de possibilités qu’on s’y perd », voilà une réaction fréquente des jeunes qui viennent de finir leurs études. La Belgique est l’un des seuls pays en Europe où la recherche d’un emploi n’est pas une matière enseignée à l’école. Le jeune qui termine ses études sait seulement qu’il doit s’inscrire comme demandeur d’emploi. Arnaud Le Grelle, Directeur Wallonie-Bruxelles de Federgon, commente: « S’inscrire est obligatoire, vous êtes accompagné, mais c’est largement insuffisant. La recette, c’est de s’appuyer sur trois éléments: s’inscrire comme demandeur d’emploi, développer son réseau et s’inscrire en agences d’intérim. »

Ne pas sous-estimer son réseau
« Le réseau est l’un des premiers vecteurs de mise à l’emploi », assure Arnaud Le Grelle. Même si les jeunes sont très présents sur les réseaux sociaux, ils les utilisent plus pour leurs loisirs que pour le travail. « Les jeunes oublient qu’ils ont un réseau dans leur environnement familial. » À petite échelle, le but c’est de se dire : « même si cette personne n’est pas directement utile pour moi, je lui demande des conseils et j’espère avoir un retour. »

 

Le réseau est un des premiers vecteurs de mise à l’emploi – Arnaud Le Grelle

 

Créez un compte sur LinkedIn
Les réseaux sociaux peuvent être un outil efficace, mais il faut savoir les utiliser. « Ce que vous racontez sur Facebook va être visible dans le cadre d’une recherche d’emploi. Soyez cohérents et professionnels », conseille Arnaud Le Grelle. Il encourage les jeunes à se créer un compte sur le réseau professionnel LinkedIn. « Même s’ils ont peu d’expériences à valoriser, ils vont déjà montrer comment ils structurent cette carte de visite : est-ce sérieux ou pas? Y a-t-il des fautes d’orthographe? Quand je tape le nom d’un candidat sur LinkedIn et Facebook, vais-je avoir une image concordante? »

L’ultime solution?
Les jeunes peuvent se diriger vers plusieurs secteurs dont celui de l’intérim. Un peu plus de 60 % des personnes qui passent par le secteur intérimaire obtiennent un CDD ou CDI. « Ça vaut la peine d’aller s’inscrire dans 4 ou 5 agences, même si ce n’est pas l’ultime solution. »  Si l’activité n’est pas toujours en lien direct avec ce que les jeunes souhaitent faire, ça leur permet au moins d’enrichir le CV.

 

Une expérience à l’étranger peut faire la différence lors d’un entretien – Véronique Balthasar

 

Stage versus emploi
Les stages en entreprise peuvent faire aussi office de tremplin. Ils sont de plus en plus encadrés par les services d’aide à l’emploi. En Wallonie, on a par exemple introduit le Plan Formation Insertion, un programme de subventions publiques visant à former les jeunes en entreprise. Si le jeune reçoit 6 mois de formation, l’employeur devra l’embaucher pendant minimum 6 mois après son stage.

Une expérience à l’étranger
Pour tous ceux qui veulent découvrir de nouveaux horizons, le Bureau International de la Jeunesse (BIJ) propose de nombreuses bourses afin de mettre sur pied un projet à l’étranger. Qu’il s’agisse d’un stage dans une entreprise avec les programmes Odyssée et Tremplin Job, ou d’immersions linguistiques avec Tremplin Langues et Service volontaire européen.

 

S’inscrire dans une agence pour l’emploi est obligatoire, vous êtes accompagné, mais c’est largement insuffisant – Arnaud Le Grelle

 

Faites la difference!
Véronique Balthasart, Chargée de communication au BIJ, explique la valeur ajoutée d’un projet à l’étranger: « Au niveau de l’employabilité, les jeunes améliorent leurs connaissances linguistiques. Ils acquièrent des compétences en gestion, en administration et en communication. Cela prouve que l’on peut bouger et mener un travail jusqu’au bout. Ces éléments peuvent faire la différence lors d’un entretien avec un employeur. »

Comblez votre lacunes
En somme, les jeunes peuvent avoir des difficultés à trouver directement un emploi en raison du manque d’expérience, mais il ne faut pas désespérer: il est possible de combler ces lacunes par des stages, des intérims ou des formations.