De bonnes idées c’est bien. Mais, quand on y couple un bon business, c’est encore mieux! L’entrepreneur en herbe ne doit donc négliger ni l’aspect innovation de son projet, ni ses lignes de rentabilité qui assureront des rentrées d’argent.

Tout candidat entrepreneur le sait: à côté de l’idée qui sous-tend son projet, il est également impératif de soigner son business plan. En répondant à des questions simples. Du genre: qu’apporte-t-on de nouveau au marché, et quelle est la capacité de croissance à plus ou moins long terme? « Effectivement, en Belgique, on ne manque pas d’idées », pointe Marie-Anne De Temmerman, qui vient de fonder la société Once Upon a Brand, conseillant des sociétés en matière de storytelling. « Mais encore faut-il prendre le temps de tester celles-ci avant de les concrétiser. Dans cette optique, de nombreuses structures existent pour aider le candidat entrepreneur. Il faut user et abuser de ces facilités. »

 

Les impayés génèrent des risques de faillite – Véronique Weghsteen

 

Eviter les mauvaises surprises 
« Beaucoup d’entrepreneurs polissent leurs idées, mais négligent trop souvent les moyens de transformer celles-ci en espèces sonnantes et trébuchantes », confirme Véronique Weghsteen. Qui, après une longue carrière en tant que salariée, vient de lancer sa propre affaire sous la forme du magnifique B&B SintNik, à Bruges. « Dans le cas de ma spécialité, l’hôtellerie et l’hébergement, il importe de calculer très précisément le prix des nuitées. » Car l’objectif est bien entendu d’arriver à gagner de l’argent sans être au-dessus des prix du marché, ce qui aura pour conséquence de faire baisser le taux de réservation. De même, il faudra aussi penser aux promos que l’on appliquera lors des périodes plus creuses. Bilan: une gymnastique compliquée, mais c’est surtout la garantie de ne pas avoir de mauvaises surprises.

Eviter factures impayées
Toutefois, ce travail en amont ne sera peut-être pas suffisant. Car ces fameuses « mauvaises surprises » peuvent venir d’autres horizons. Et notamment des factures impayées, la plaie que redoute tout entrepreneur. Car ceci génère un manque de liquidités. Et donc l’impossibilité de se payer soi-même. Et de payer… ses fournisseurs! « Dans le cas de mon business, les impayés sont rares, car les clients paient au plus tard à leur départ », explique Véronique Weghsteen. « Mais ce n’est évidemment pas pareil pour la majorité des autres entreprises. Des indépendants ou des petites PME ont parfois le couteau sur la gorge à cause de factures qui n’ont pas été honorées. Avec risques de faillite à la clé. »

 

La facturation électronique est souvent une excellente option  – Marie-Anne De Temmerman 

 

Les multiples avantages de la facturation électronique
Face à ces impondérables, une solution, peut-être, qui se révèle assez efficace face à un client distrait ou lent dans ses démarches: la facturation électronique. Car celle-ci possède un avantage certain: son envoi est acté et le client ne pourra jamais prétexter ne pas l’avoir reçue. « La facturation électronique est souvent une excellente option », conclut Marie-Anne De Temmerman.

Avantages de la facture digitale
Par ailleurs, la facture par voie digitale offre d’autres avantages qu’une sécurité accrue du paiement. Dont le principal tient évidemment au coût de la transaction. Selon un récent rapport publié par KPMG, la facturation électronique par rapport à une facturation papier permet une économie de 3,24 euros par facture envoyée et 5,77 euros par facture reçue. Au rayon des autres avantages, on citera encore un fameux gain de temps lors de la création, l’envoi, le traitement, et l’archivage d’une facture. Seul bémol: la facturation électronique ne pourra rien face à un client de mauvaise foi et de mauvaise volonté ! Là, c’est le talent, les contacts et le flair de l’entrepreneur qui resteront ses meilleurs alliés afin de détecter les potentiels mauvais payeurs.