Il est grand temps de penser à isoler les murs intérieurs, extérieurs et les sols. Les primes peuvent aider à l’investissement comme les prêts verts et les nouveaux matériaux, plus compacts et plus efficaces. Isoler le toit vous fera économiser 1.000 litres de mazout par an.

Vous n’avez pas encore isolé votre maison? Il est temps! Temps pour faire des économies de chauffage, bénéficier d’un confort supplémentaire, protéger votre bâtiment et diminuer vos rejets atmosphériques. Sur les 5 millions de logements que compte le pays, plus de la moitié est peu ou pas du tout isolé. « On a encore beaucoup de bâtiments qui ont été construits avant les années 30, et puis encore pas mal qui datent d’avant 1970. Tous ces bâtiments-là n’ont aucun niveau d’isolation dans les parois et très peu dans les toitures », déplore Gino Gailliaert, de l’association européenne des systèmes d’isolation thermique extérieure. « Rien qu’en isolant la toiture avec 12 cm de laine de roche ou 9 cm de mousse de polyuréthane ou 14 cm de verre cellulaire, il est possible d’économiser 1.000 litres de mazout par an », précise Gino Gailliaert.

 

Les bâtiments d’avant 1970 n’ont aucun niveau d’isolation dans les parois et très peu en toiture – Gino Gailliaert

 

Des primes partout!
Les primes à la rénovation peuvent aussi faire pencher la balance. Prenons l’exemple d’une maison fictive de 100 m2. Pour isoler le toit, la Région wallonne offre une prime de 2 euros le mètre carré. Pour l’isolation extérieure des murs, le Wallon peut bénéficier d’une prime de 12 euros/m2. Pour l’isolation intérieure des murs, il peut être remboursé de 8 euros/m2. L’isolation du sol est couverte par une prime de 8 euros/m2. Résultat, les travaux reviennent à 13.000 euros et les primes de la Région wallonne représentent 2.200 euros, soit un peu plus de 15 % du prix total, montant qui varie en fonction de vos revenus.

Aussi à Bruxelles
Á Bruxelles aussi, des primes existent. « Depuis janvier dernier et l’entrée en vigueur du nouveau régime de primes énergie, 8.720 dossiers ont été traités », indique la ministre de l’Environnement Céline Fremault. « Et il reste encore des possibilités dans la marge dans l’enveloppe de 22 millions d’euros consacrée en 2016 pour faire face à d’autres demandes des habitants », ajoute-t-elle. Bonne nouvelle: le gouvernement bruxellois a approuvé le régime des primes 2017. Celui-ci est doté du même montant et s’inscrit dans la continuité du régime existant.

 

Il reste encore des possibilités dans l’enveloppe 2016 pour faire face à d’autres demandes de primes – Céline Fremault

 

Commencer avec la priorité
Faire des économies, bien sûr! Mais comment savoir par quels travaux commencer? Chaque année, plus d’un millier de Bruxellois bénéficient des visites à domicile gratuites de la Maison de l’Énergie au cours desquelles le conseiller peut proposer trois petites interventions. La Maison de l’Énergie peut donner des conseils personnalisés en termes de priorités dans les travaux d’isolation, sur l’installation de chauffage et d’eau chaude. « Depuis 2014, un peu moins de 3.000 petites interventions – sur les joints des fenêtres ou derrière les radiateurs par exemple – ont été réalisées avec une économie directe totale estimée à 1,45 GWh et 0,66 GWh en 2014 et 2015 », se réjouit Céline Fremault. Par ailleurs, la Région bruxelloise octroie des prêts à taux réduit pour des travaux économiseurs d’énergie.

Les matériaux du futur
Et si vous avez des doutes, n’hésitez pas à vous renseigner sur les nouveaux matériaux. Aujourd’hui les ingénieurs travaillent à augmenter les performances tout en réduisant ou en égalant les épaisseurs. Cela a tout son sens quand il n’est pas possible de placer une épaisseur importante sur un mur. Il existe aussi des peintures et des enduits qui s’adaptent mieux aux conditions climatiques et jouent un rôle dans la régulation de l’humidité ou l’épuration de l’air des maisons. Sans oublier que le Centre Scientifique et Technique de la Construction travaille sur les matériaux du futur, ceux qui permettront de se passer totalement de système de chauffage ou de refroidissement des bâtiments.