Présent en Belgique depuis trois ans, Michael Beal a largement contribué à redorer le blason de Microsoft. Une société qui emploie 400 personnes en Belgique et qui, plus que jamais, incarne l’avenir.

C’est à l’été 2014 que l’Américain Michael Beal a repris les rênes de Microsoft au Benelux, après avoir déjà été manager pour la même société au Japon. Un parcours atypique pour cet homme passionné et soucieux de constamment faire évoluer son entreprise. 

En quoi est-ce excitant pour vous de travailler dans une compagnie comme Microsoft?
« Cette question tombe à pic, car je vis ma treizième année chez Microsoft, et c’est certainement la plus excitante! Pourquoi? Parce qu’à mes yeux, l’approche du marché n’a jamais été autant en cohésion avec les consommateurs. Nous nous appuyons beaucoup sur leurs remarques, pour toujours mieux saisir leurs besoins, trouver des solutions et ainsi, améliorer nos produits. Et puis, les collaborations avec les partenaires fleurissent, ce qui est bien sûr positif pour notre ouverture. Et indirectement, nos perspectives. »

Microsoft Benelux jouit d’une assez bonne réputation dans votre secteur. Pourquoi, d’après vous?
« C’est la réalité, en effet. J’ai la chance de travailler ici avec des gens fantastiques et passionnés. Il y a à Bruxelles une mixité culturelle non négligeable, propre à une localisation géographique et centrale en Europe. Tout cela est fort enrichissant. Nous avons une équipe toujours à l’affût, prête à innover et fatalement, extrêmement productive. Chaque jour, je vois naître de nouvelles idées dans ces bureaux. Mais ce qu’il y a aussi d’important à mes yeux, c’est que nous ne représentons pas seulement Microsoft au Benelux, nous représentons le Benelux chez …Microsoft! » 

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L’exploitation des données est aujourd’hui capitale pour le développement des entreprises

 

L’innovation, un mot qu’on imagine clé dans votre domaine…
« Oui, et je pense qu’on l’incarne à présent bien, un peu comme si nous resurgissions. Nous avons, je crois, bien fait de miser sur l’exploitation des données et le fameux cloud computing, qui font partie intégrante de nos services. Car ce sont aujourd’hui les matières premières de l’économie. Et nous sommes dans un pays où les choses évoluent assez vite, où la remise en question est assez présente, quel que soit le secteur. C’est boostant. »

Il y a deux ans, votre société déclarait vouloir plus de cohérence entre les différents outils technologiques. Où en est-on aujourd’hui?
« Nous avançons bien. De plus en plus, changer d’ordinateur, de tablette, d’objet informatique, quel qu’il soit, devient un jeu d’enfant: c’est très facile de créer des liens, des passerelles entre tous les produits existants. Nous avons constaté dernièrement qu’il y avait une forte croissance de migrations vers Windows 10, qui est aujourd’hui le système le plus sécurisé au monde. Nous continuons à inciter les utilisateurs de Microsoft à se diriger vers ce dernier. Sa gestion est très largement simplifiée, tant pour les particuliers que pour les entreprises, et franchement bénéfique pour tout le monde. » 

Des entreprises désormais plus digitales que jamais…
« Eh oui. En ce moment, c’est tout un monde qui se transforme, sous nos yeux, grâce aussi à l’analyse, la gestion et l’utilisation pertinente des données. Voyez donc toutes ces entreprises en ligne qui, ces dernières années, ont réussi à concurrencer les entreprises classiques. Qui ont forcement dû s’impliquer dans le numérique elles aussi. »

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Le développement de l’intelligence artificielle, sous différentes formes, risque de révolutionner nos vies…

 

Vous avez une longue expérience du marché asiatique, comment considérez-vous le marché européen?
« Il est radicalement différent. Au Japon, vous avez une très large palette de compagnies spécialisées en technologie informatique qui ont toutes énormément d’influence sur l’économie. Cela a tendance à engorger le marché de façon exponentielle. C’est un phénomène qui n’existe pas vraiment en Europe, où la distribution des outils technologiques est bien plus équilibrée, ce qui permet d’ailleurs à une société comme Microsoft de bien mieux s’y investir et de prodiguer les services les plus adaptés au consommateur. »

Quels vont être les grands changements pour les sociétés informatiques dans le futur?
« 
Peut-être plus de clairvoyance dans les techniques d’identification. Je m’explique: les consommateurs posséderont de plus en plus d’appareils nécessitant une identification oculaire. Chez Microsoft, nous avons lancé Cortana, un agent numérique de pointe qui vous guide en permanence par la voix et qui en plus, peut réagir avec vous. Aussi, pour faciliter la communication entre sociétés, nous travaillons assidûment sur des applications comme Skype Translator, notre but étant d’égaliser les possibilités informatiques, que vous soyez une petite start-up ou que vous travailliez au gouvernement. Une chose est sûre, le développement de l’intelligence artificielle, sous différentes formes, risque de révolutionner nos vies… »

 

La Belgique est un endroit thérapeutique et parfait pour se ressourcer

 

Un exemple des grands projets sur lesquels travaille actuellement Microsoft?
« Je parlais d’intelligence artificielle, mais on atteint aussi ce qu’il y a de plus ambitieux, en ce moment, en ce qui concerne la recherche médicale. Grâce à la mise en place de laboratoires informatisés, on investit de plus en plus dans l’analyse informatique du cancer, et les diagnostics de maladies avant même leur développement. Nous sommes très engagés dans ce projet et voulons améliorer toutes les technologies possibles pour aider les hôpitaux et centres de recherche à faire au mieux leur travail. De façon plus générale, Microsoft est une société qui se soucie beaucoup de l’impact de la technologie sur notre qualité de vie actuelle, elle reste cependant critique, et c’est pour cela que nos équipes travaillent beaucoup avec les gouvernements, les hôpitaux et bien d’autres partenaires. »

La Belgique est finalement une aventure récente dans votre carrière. Comment vous y êtes-vous intégré?
« En faisant du vélo, évidemment! La Belgique est un pays thérapeutique, c’est l’endroit parfait pour se ressourcer. Il m’arrive même de faire des réunions avec des partenaires à la campagne. Vous êtes en ville dans le bruit et la précipitation, vous changez de rue et vous vous retrouvez soudainement dans les bois avec des chevaux, c’est assez extraordinaire, non?

Si Michael Beal n’était pas devenu manager, il serait devenu…
«Je suis passionné par la manière dont les technologies de l’information peuvent changer le monde, et j’aime aussi aider les jeunes à apprendre et à développer leurs talents.
En combinant ces intérêts, je suis sûr que j’enseignerais l’informatique, si j’avais emprunté un chemin différent.