La culture, un bien grand mot qui recouvre une multitude de formes, des bâtiments classés, en passant par la musique ou les arts vivants. En Wallonie, elle s’est modernisée et occupe une place de choix, en tenant compte des envies du public.

En Wallonie, la culture revêt une importance grandissante, quelle que soit la forme qu’elle prenne. Le patrimoine wallon, tout d’abord, avec 220 édifices classés, châteaux, théâtres et autres sites archéologiques. Au-delà des biens immobiliers, la culture, au sens large, est promue dans toutes les villes wallonnes. De Liège à Namur, en passant par Charleroi, et sans oublier Mons, capitale européenne de la culture en 2015.

Pour tout le monde
Cet engouement pour les arts plastiques, les expositions, la scène, le cinéma ou encore la musique est relayé par les centres culturels, des lieux de rencontre chargés de rendre la culture accessible à tous. « La culture est partout et vitale », dit Liesbeth Vandersteene, responsable de l’ASTRAC, le réseau des professionnels en centres culturels. « Le but d’un centre culturel est de mettre sur pied des projets pour que chacun puisse s’épanouir dans la société via la culture. »

 

Il faut travailler sur le vécu de chacun, pour que tout le monde se sente acteur de la culture Liesbeth Vandersteene

 

Se sentir acteur de la culture
L’enjeu de ces dernières années a été d’intéresser toutes les couches sociales à la culture et de lui ôter cette image de hobby de niche qui lui colle parfois, à tort, à la peau. « Il faut travailler sur le vécu de chacun, pour que tout le monde se sente acteur de la culture », poursuit Liesbeth Vandersteene. Un exemple? La frite et la bière, désormais inscrits au Patrimoine immatériel de l’Unesco. « C’est une manière de multiplier les expériences culturelles », analyse la responsable, qui souligne également l’importance de s’ouvrir à d’autres formes contemporaines. « Nous avons tendance à nous entourer de personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt, mais le fait de découvrir d’autres cultures permet également d’élargir nos horizons. »

Biennale de Mons
C’est ce qu’a essayé, avec succès, Mons en 2015. Alors capitale européenne de la culture, la ville a amené la culture dans les rues, pour la rendre accessible à tous. Aujourd’hui, après un bilan positif, l’équipe rebaptisée Mons 2025 s’attaque à un nouveau projet: organiser une biennale, dès 2018. « Nous disposons d’un patrimoine exceptionnel dont il fallait redonner la fierté aux habitants », se réjouit Anne-Sophie Charle, secrétaire générale de la Fondation Mons 2025. La clé du succès? Proposer une offre diversifiée et dynamique soutenue par des intérêts communs. En effet, tous les acteurs culturels travaillent main dans la main afin d’offrir au public un programme clair et alléchant.

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Nous disposons d’un patrimoine exceptionnel dont il fallait redonner la fierté aux habitants Anne-Sophie Charle

 

Par les citoyens, pour les citoyens
Mais il ne suffit pas d’amener la culture aux gens, il faut également la remettre au cœur d’une démarche associative. « La ville de Mons est divisée en huit zones », rapporte Anne-Sophie Charle. « Chaque quartier possède sa propre histoire que nous avons mise à profit lors de festivals organisés par les habitants de chaque zone. » Autrement dit, de la culture créée par les citoyens, pour les citoyens. Le succès est tel, qu’ils travaillent en ce moment pour réitérer l’activité en 2018.

Multiplier les expériences
Ces nouvelles formes culturelles n’éclipsent pas pour autant les grandes traditions que sont l’opéra, la musique classique ou le théâtre. « Notre but est de multiplier les expériences culturelles et d’utiliser les nouvelles formes pour amener un certain public qui ne s’y intéresse pas naturellement vers les formes plus classiques », termine Anne-Sophie Charle. La culture, finalement, peut être assimilée au vivre ensemble. Pour preuve, les retombées d’une politique culturelle efficace sont extrêmement importantes pour une ville. Ainsi, Mons 2015 a attiré de nombreux touristes qui ont fait vivre d’autres secteurs économiques. Un exemple à suivre pour toutes les villes wallonnes.