Pour garder la forme, 3 mots d’ordre son de rigueur: bien manger, bien dormir et bien bouger.

Même si le vieillissement est un phénomène progressif, cinquante ans est à la fois l’âge symbolique et charnière à cet égard.  Il faut songer à être raisonnable, laisser de côté les repas déséquilibrés, les soirées trop arrosées, les nuits écourtées, et une bonne fois pour toutes arrêter de fumer. L’organisme ne répare plus aussi facilement qu’avant les effets délétères des laisser-aller et abus réguliers.  L’alimentation, qui joue un rôle clé dans la dégénérescence cellulaire et, forcément, dans la préservation des cellules.

Le métabolisme ralentit
L’âge modifie les besoins nutritionnels, altère les fonctions digestives, fragilise l’ensemble de l’organisme. Le métabolisme a tendance à ralentir. D’où l’importance de prendre de bonnes habitudes alimentaires dès 50 ans. Sont à privilégier les bonnes protéines (contre les infections), les matières grasses végétales (pour les artères), des céréales complètes (contre la constipation) et des fruits et légumes en abondance (contre le vieillissement des cellules).

 

Naturellement présents dans des huiles et certains végétaux, les phytostérols permettent de diminuer l’absorption intestinale de cholestérol Véronique Maindiaux

 

Les phytostérols contre le cholestérol
D’autant que es stérols végétaux sont aussi indiqués pour les nombreux quinquas et seniors souffrant d’hypercholestérolémie. “Naturellement présents dans des huiles et certains végétaux (en faible concentration), les phytostérols permettent de diminuer  l’absorption intestinale de cholestérol, quelle que soit son origine (alimentaire ou digestive) », précise Véronique Maindiaux, diététicienne et directrice de l’institut Paul Lambin. Ces compléments sont indiqués seuls ou en complément de statines lorsque c’est nécessaire.

Une vie active, pour une vie prolongée
Bien bouger est le second commandement du bien vieillir. La cinquantaine représente le moment où l’on voit son endurance décliner, sa masse musculaire se modifier, ses articulations se fragiliser. La pratique d’un sport fait baisser la tension artérielle, augmente le bon cholestérol, diminue le risque de fracture et de chute, protège les articulations, améliore le souffle et le sommeil, préserve la masse musculaire, facilite la circulation sanguine.

 

Après 50 ans, mieux vaut que le sport reste une activité de détente, pratiquée à son rythme Charles Thiebauld

 

Le sport = activité de détente
Encore ne faut-il pas exagérer dans l’intensité. « Je conseille aussi de s’éloigner de la compétition, qui risque d’encourager à forcer, ce qui est dommage. Pas question, pour un senior qui fait 10 kilomètres à vélo tous les jours, de faire soudain 20 kilomètres! On peut augmenter la distance, mais petit à petit. Après 50 ans, mieux vaut que le sport reste une activité de détente, pratiquée à son rythme. Trop en faire, ce n’est pas une bonne idée! », met en garde le Dr Charles Thiebauld, médecin du sport à Uccle et auteur du livre « Le sport après 50 ans ».

Le sommeil diminue des risques sur maladies
Troisième pilier: le sommeil qui se modifie aussi avec l’âge. Les personnes de plus de 50 ans présentant un manque de sommeil sont plus enclines à être dépressives, à souffrir de problèmes de mémoire et à connaître une baisse de vigilance en cours de journée. Un manque de sommeil constant peut induire un risque accru de diabète, maladies cardiovasculaires, problèmes de poids ou encore de cancer du sein chez la femme.

Respect pour votre propre rythme
Le tout est de respecter un rythme propre à chacun. « Beaucoup pensent qu’il y a un nombre d’heures minimum et universel à respecter pour être en forme, ce qui est faux », précise le Dr Paul Linkowsky, directeur du laboratoire du sommeil à l’hôpital Érasme. « Reste le sentiment subjectif d’avoir ou non dormi assez longtemps et assez profondément. Et là, l’état psychologique influence souvent le jugement. C’est la raison pour laquelle le sentiment d’avoir mal ou trop peu dormi doit être examiné dans un contexte plus large. » En cas de sensation de sommeil non réparateur, mieux vaut en parler au médecin de famille qui reste le meilleur allié et qui connaît les antécédents.