Notre perception visuelle est aujourd’hui fortement sollicitée, en raison principalement d’Internet et des réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Une tendance qui se confirme avec l’arrivée massive de la réalité virtuelle dans notre vie de tous les jours.

À l’heure actuelle, les images ont littéralement envahi notre quotidien. Plus aucune marque n’envisage son existence sans une publication accompagnée d’une image sur les réseaux sociaux. La preuve, Instagram est devenu le 3e réseau social en Belgique et a gagné un million d’utilisateurs en un an.

Images & hashtags
Pour se démarquer, il existe plusieurs stratégies. « L’image transmet de l’émotion », selon Laurent Righetti, Content Strategist. « Celles avec un être humain, un bébé, ou même un animal attirent plus le regard que les natures mortes. La couleur rouge, également, est puissante, au niveau de la perception visuelle. » Pour optimiser un compte Instagram, LinkedIn ou Facebook, il faut donc proposer des images attirantes, mais aussi, sur Instagram, réunir les bons hashtags. « C’est un vrai boulot, il ne faut pas croire que les personnes qui réussissent sur les réseaux sociaux n’ont pas travaillé derrière chaque photo », conclut Laurent Righetti.

 

L’image transmet de l’émotion, celles avec un être humain, un bébé, ou même un animal attirent plus le regard que les natures mortes Laurent Righetti

 

Environnement digitale
Notre perception visuelle est donc de plus en plus sollicitée et risque de l’être encore davantage avec la réalité virtuelle. Casque vissé sur la tête, elle nous immerge dans un monde aux possibilités quasiment infinies, pour brouiller notre perception et nous emmener dans des endroits inédits. « Par réalité virtuelle, on entend le fait de se plonger dans un environnement recréé numériquement et de pouvoir interagir physiquement avec celui-ci grâce à une combinaison d’éléments, comme un casque de réalité virtuelle, ordinateur, capteurs… », explique Frédéric Verbaert, gérant de Virtual Cabs à Tournai, le premier espace dédié à la réalité virtuelle en Belgique.

La frontière entre le réel et le virtuel
L’effet de la réalité virtuelle est de plus en plus saisissant pour nos sens. « L’évolution de la technologie permet de peu à peu diminuer la frontière entre le réel et le virtuel par l’ajout d’odeur, de ressenti du climat, etc. », poursuit Frédéric Verbaert. Confortablement installé dans un fauteuil, on peut donc plonger dans les fonds marins ou escalader l’Everest, deux expériences proposées par Virtual Cabs. Pas étonnant que le marché explose depuis quelques années! Une étude de la société anglaise CCS Insight réalisée en 2015, montrait que le marché pourrait représenter plus de 3,5 milliards d’euros d’ici 2018.

 

L’évolution de la technologie permet de peu à peu diminuer la frontière entre le réel et le virtuel Frédéric Verbaert

 

Les risques pas évalués
Comme toute nouvelle technologie, la réalité virtuelle pose question quant aux risques éventuels. Frédéric Verbaert se veut rassurant: « Les études ne permettent pas encore de bien évaluer les risques concernant cette technologie, mais on peut déjà se référer aux avertissements de santé des supports 2D classiques, comme télévisions, ordinateurs et smartphones. » En clair, il ne faut pas en abuser, car l’utilisation de ce genre d’objet, source très importante de lumière, pourrait dessécher la cornée. Certains pointent également du doigt les vertiges et maux de tête, aujourd’hui résolus par la plupart des casques d’immersion totale. Les fabricants conseillent d’ailleurs eux-mêmes de faire des pauses de 15 minutes entre chaque heure d’utilisation comme on le fait déjà avec d’autres écrans.

RV dans des autres domaines
Même si les jeux vidéos se sont emparés les premiers de la réalité virtuelle, ils ne sont plus les seuls à pouvoir en bénéficier. Pour Frédéric Verbaert, « elle peut, en effet, nous permettre de nous développer grâce à des mises en situation dans lesquelles on peut se tester sans prendre de risques réels mais aussi d’apprendre à mieux connaître ses limites ou même à lutter contre ses phobies comme la peur du vide, des transports en commun et autres. » La réalité virtuelle peut donc intervenir dans de nombreux domaines comme le médical, l’industrie, l’éducation, l’art ou encore les sciences. Une chose est sûre, elle a encore de beaux jours devant elle!