MOB_OCT17-bminetEn collaboration avec

Benoît Minet
Responsable De La Cellule Mobilité De L’Union Wallonne Des Entreprises (Uwe)

Marginale il y a encore quelques années, la gestion de la mobilité concerne désormais l’ensemble des entreprises. Il en va tant de leur avenir que celui de leurs collaborateurs. Si modifier les comportements demande du temps, nous devons continuer à anticiper l’avenir.

Réflexion politique
Il n’y a pas si longtemps, au début des années 2000, la gestion de la mobilité était un thème dont on parlait peu dans les médias. Aujourd’hui, pas un seul jour ne se passe sans que je ne lise un article sur ce sujet! Et pour cause, en marge d’une société et de nos entreprises qui changent, ce sujet touche tout le monde. Car une prise en considération autour de la mobilité a eu lieu, matérialisée par une réflexion politique et la création d’outils. Comme l’arrivée de coordinateurs ou de mobility managers dans les entreprises modernes.

Intermédiaires adéquats
En ce qui me concerne, je suis responsable d’une cellule qui existe depuis quinze ans, financée à 100 % par le ministre wallon de la Mobilité, au sein d’un organe actif parmi d’autres pour informer et sensibiliser les entreprises. Nous existons pour encourager, dans la mesure du possible, des mobilités alternatives à la voiture, qui symbolise le mode de déplacement le plus classique et habituel. Nous aiguillons les entrepreneurs pour qu’ils deviennent les intermédiaires adéquats entre les travailleurs et les opérateurs de transport.

Développement durable
L’époque où une entreprise devait prévoir autant de places de parking que de travailleurs est révolue. Désormais, ces derniers optent volontiers pour le covoiturage, le vélo, la trottinette ou les transports en commun: ils sont moins éreintés, plus détendus et plus productifs sur leur lieu de travail. Quand la mobilité allie l’aspect économique à celui du bien-être, tout en favorisant le développement durable et l’environnement, c’est forcément motivant!

 

Contrairement à une vaste idée reçue, les voitures de société ne composent que 7 % de notre parc automobile! 

 

Se déplacer autrement
Je pense que nous devons continuer à inciter les gens à se déplacer autrement et mieux, qu’ils combinent plusieurs types de mobilité. Le vélo électrique est ainsi en plein essor et l’on n’a jamais vendu autant de trottinettes, ce qui favorise en outre la création d’emplois. Concernant l’usage du deux-roues, nous mettons d’ailleurs en place une nouvelle opération, appelée « Tous vélo-actifs ». Dans un pays où il pleut moins qu’on ne le croit: à peine 7 % du temps!

Sensibiliser et informer
On dit souvent la Belgique championne du monde des voitures de société, mais c’est un préjugé. Peu le savent, mais on incorpore dans cette dénomination camions, convois postaux, tracteurs ou même machines de chantier! Les vraies voitures de société ne composent en fait que… 7% de notre parc automobile! Sensibiliser et informer, c’est aussi familiariser chacun avec un nouveau vocabulaire, pour ne plus mettre covoiturage, Uber, car sharing dans un même panier, chacun ayant sa propre spécificité.

Anticiper l’avenir
Enfin, si modifier les comportements réclame logiquement du temps, continuons à anticiper l’avenir. Celui de la voiture notamment, avec un usage toujours plus rationnel. Tout cela passe par une mise en réseau de l’ensemble des spécialistes de la mobilité, à quoi nous travaillons activement!

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