Le « leasing » rime souvent avec voiture de société. Pourtant, les sociétés de leasing proposent bien plus que des voitures et diversifient leur offre, notamment en mettant à disposition des vélos. Mais, au fond, le leasing, comment ça se passe?

Analyser la situation
« Une entreprise située en plein centre de Bruxelles ne va pas avoir les mêmes avantages au niveau mobilité qu’une société à la campagne », indique Damien Malvetti, Editorial Manager de Link2fleet. « Il est important d’analyser la situation au cas par cas avant de choisir sa solution de mobilité de leasing. » Un des avantages, c’est que la société de leasing s’occupe de tout: assurance, entretien, etc. Même si le leasing est majoritairement présent dans les grandes entreprises, il peut s’avérer pratique pour les PME qui n’ont pas forcément quelqu’un en interne pour s’occuper de la gestion de la flotte.

Valeur
À la fin du contrat de leasing, qui dure typiquement 3 ans, l’entreprise ou l’employé a souvent la possibilité de racheter le véhicule à un prix fixé au départ, cela s’appelle la valeur résiduelle. Elle correspond généralement à environ 15 % de la valeur de départ. « Si on revend ensuite la voiture, on va engendrer une plus-value, car après 4 ou 5 ans, la voiture vaudra plus que la valeur résiduelle », assure Damien Malvetti.

Nombreux paramètres
Attention toutefois: lors de la signature d’un contrat de leasing, il faut déterminer de nombreux paramètres, comme le kilométrage. Imaginez qu’une entreprise a signé un contrat dans lequel il prévoit 100.000 km sur 4 ans et qu’après 3 ans, l’entreprise a dépassé le kilométrage prévu, le montant du loyer mensuel peut être revu à la hausse. Il vaut donc mieux modifier le contrat le plus vite possible afin d’éviter les mauvaises surprises.

 

Avant, le Saint Graal, c’était d’avoir une voiture de société. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas Damien Malvetti

Société externe
D’autres imprévus peuvent survenir. Si, à la fin du contrat, la société de leasing reprend le véhicule, une inspection est généralement effectuée par une société externe. En fonction de certains dégâts, il y a des frais qui sont refacturés à l’entreprise et souvent transférés de l’entreprise au conducteur.

Leasing de vélos
L’offre des sociétés de leasing ne se limite par ailleurs pas seulement aux voitures. Elles proposent par exemple des vélos. Le cas de BASF Anvers montre qu’il y a une demande. Depuis le 1er juillet, la société pétrochimique offre la possibilité à tous ses travailleurs d’opter pour le leasing de vélos. « En 2 mois, 700 travailleurs ont choisi le vélo de leasing pour un total de 5000 travailleurs sur le site », témoigne Peter Sterckx, Facility Manager à BASF Anvers.

Covoiturage
Pour le vélo, c’est la même formule que pour les voitures. Le contrat dure généralement 3 ans et est accompagné d’une option d’achat. Des services supplémentaires sont également compris: assistance en cas de crevaison, assurance, accessoires comme un casque, un gilet de sécurité, etc. Les employés qui optent pour le vélo doivent évidemment s’engager à l’utiliser: « Nous demandons aux employés d’utiliser leur vélo pour au moins une partie de leur trajet domicile-travail, par exemple pour se rendre à l’arrêt de bus ou à un endroit où ils rejoignent des collègues pour faire du covoiturage », commente Peter Sterckx.

« cash for car »
La législation doit encore s’adapter à un monde en changement. Si un employé a une voiture de leasing, il ne peut par exemple pas avoir de vélo en leasing. En juin 2017, le gouvernement fédéral a conclu l’accord « cash for car » dont le but est d’offrir des alternatives à la voiture de société: à partir du 1er janvier 2018, une voiture de société peut être convertie en une indemnité qui ne serait pas considérée comme du salaire par le fisc mais comme une voiture de société. La question est de savoir si les employés seront prêts à échanger leur voiture de société contre une alternative.

Génération Y
Selon Damien Malvetti, les travailleurs cherchent d’autres solutions de mobilité: « La génération Y est de moins en moins intéressée par la possession d’un véhicule. Avant, quand un jeune arrivait dans une société, le Saint Graal, c’était d’avoir une voiture de société. Aujourd’hui,
ce n’est plus le cas. »