Que l’on soit automobiliste, motard, cycliste ou piéton, l’hiver n’est pas la saison à laquelle on se sent le plus à l’aise sur les routes. Quelques règles de bonne conduite permettent toutefois d’affronter cette période un peu particulière en toute sérénité.

Conscient des dangers
Nous avons tendance à croire que l’hiver est la saison qui enregistre le plus d’accidents de circulation. Ce n’est pas le cas. Les usagers de la route étant conscients des dangers liés aux mauvaises conditions climatiques, le nombre d’accidents diminue à cette période de l’année.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser aussi, les épisodes neigeux sont plutôt propices à la sécurité routière. « Par temps de neige, les gens restent le plus souvent chez eux et, quand ils sortent, ils sont particulièrement prudents », explique Benoît Godart, porte-parole de l‘institut Vias. « Les seuls accidents éventuels sont d’ordre matériel. Ce qui prouve que, lorsqu’on prend certaines précautions, on peut rouler de manière sûre en hiver. Mais évidemment, on ne conduit pas en hiver comme on conduit en été. »

Douceur et anticipation
En hiver, comme durant le reste de l’année, les accidents de la route sont souvent liés à une vitesse excessive. En tout temps, adapter sa vitesse est primordial, mais plus encore durant les mois les plus froids. C’est pourquoi il ne faut pas non plus hésiter à prévoir plus de temps pour ses déplacements. « Les chaussées sont souvent grasses à cette période de l’année et peuvent parfois cacher des plaques de verglas, il est donc logique de rouler moins vite et aussi d’allonger les distances de sécurité », souligne B. Godart.

 

On pense être visible mais, si on voit, on n’est pas spécialement vu, ce qui peut induire en erreur Aurélie Willems

 

En cas de chaussée glissante, il est aussi indispensable d’éviter la conduite dite sportive. Les dépassements intempestifs, les accélérations soudaines et les freinages brusques sont autant de risques de perte de contrôle du véhicule en cas de conditions climatiques hivernales. « Le mot d’ordre en hiver, c’est d’adopter une conduite souple. » C’est aussi d’anticiper. « Anticiper par rapport à l’état des routes, comme par exemple être conscient que les ponts sont fortement exposés aux conditions climatiques, mais aussi vis-à-vis du comportement des autres usagers de la route qui, à tout moment, peuvent faire un dérapage incontrôlé. »

Rouler éclairé
Si les règles de bonne conduite s’appliquent aux conducteurs motorisés, elles s’appliquent évidemment aussi aux usagers faibles. « L’hiver est une période sensible et les accidents sont souvent liés à deux causes principales », explique Aurélie Willems, porte-parole du Gracq. « La nuit est plus longue en hiver et se déplacer dans l’obscurité accroît les risques d’accidents si l’on n’est pas correctement équipé. La présence de verglas et de neige peut aussi entraîner quelques risques supplémentaires, qui peuvent être prévenus en partie grâce à une attitude et un équipement adaptés. »

Eclairage est primordiale
L’importance de l’éclairage pour les deux-roues est primordiale. « L’Observatoire du vélo en Région de Bruxelles-Capitale a rapporté qu’en 2016, 63 % des cyclistes étaient correctement éclairés par rapport aux réglementations, 24 % ne disposaient d’aucun éclairage et 13 % possédaient un éclairage insuffisant au regard de ce que préconise le code de la route », note A. Willems. « Chaque année, nous encourageons les cyclistes à vérifier que le vélo est bien équipé. Notamment du fait que de nouveaux usagers apparaissent quotidiennement et qu’ils ne sont pas toujours bien au courant de l’importance de l’éclairage. »

Les usagers faibles doivent aussi bien se rendre compte que l’éclairage public ne suffit pas à les rendre visibles. « On pense être visible mais, si on voit, on n’est pas spécialement vu, ce qui peut induire en erreur. D’où l’importance de se rendre visible. »

Etat d’ivresse
Quant aux nuits de réveillons, que l’on soit automobiliste, motard ou cycliste, la conduite en état d’ivresse est à proscrire. « Il existe aujourd’hui beaucoup plus de solutions de rechange qu’il y a 10 ans », explique B. Godart. « Les transports en commun sont efficaces, prendre un taxi n’est pas si cher et nos enquêtes montrent que de plus en plus de personnes choisissent de dormir sur place. » En temps de fêtes comme durant toute l’année, si l’alcool est au rendez-vous, il est essentiel de toujours bien organiser à l’avance le retour de soirée.