En collaboration avec

Max Dienst, Chef de ‘Les Pieds dans le Plat

Provocant, un peu sale gosse… Je suis un électron libre et j’aime bousculer les codes. Vous vous attendez à ce que je dézingue les fêtes en tout genre et que je flingue le Père Noël? Oui mais pas que!

Cocooning…?
Même si je ne suis pas du genre à sortir les boules et les guirlandes, ni à me repasser en boucle White Christmas de George Michaël, le regard humide, la tradition a aussi du bon. Cette ambiance dans les rues avec les sapins, les maisons et leurs illuminations, tout transpire le besoin de magie, l’envie de faire une pause. Même la diffusion des films de Noël l’après-midi dont le scénario dégouline de bons sentiments, ça sent bon le cocooning.

Suivre le mouvement
Certes, je déteste cette course aux cadeaux, de préférence la veille voire le jour-même, à croire qu’on ne fait tous preuve d’imagination que le 24 à 17h! J’aime aussi l’ambiance petits chalets, marchés de Noël & vin chaud, mains et nez rougis par le froid parce qu’on se retrouve tous pour partager la même chose. Parfois, on ne sait même plus quoi, on suit le mouvement. Pourtant tout est dans le mot « partage ».

 

Noël, c’est l’occasion de travailler des produits qu’on ne travaille pas nécessairement le reste de l’année

 

Enjeu de la cuisine
Partage, c’est aussi tout l’enjeu de la cuisine. C’est tout moi ça non? Dans mon métier, les grincheux diront qu’on sacrifie son art aux clichés, en présentant les produits de bon ton: foie gras, homard, huîtres, saumon fumé, dinde aux marrons, champagne et tutti quanti. On peut faire un repas gargantuesque sans culpabiliser. Moi, je dis que c’est l’occasion de travailler des produits qu’on ne travaille pas nécessairement le reste de l’année. Personne n’a dit qu’on ne pouvait pas tordre un peu le cou aux codes et présenter un chapon, beaucoup plus goûteux. On peut aussi s’amuser à proposer un burger revisité façon Santa-Claus brioché au foie gras accompagné de ses blinis de saumon. La gastronomie c’est aussi se faire plaisir sinon on n’en donne pas aux autres. C’est mon credo.

Cinq heures à table
Et en fin de repas la fameuse bûche de Noël. Si vous ne vous la faites pas vous-même, optez pour un artisan. Informez-vous, soyez exigeants, et surtout, cette ode à la gourmandise doit vous faire saliver, qu’elle soit au chocolat ou pâtissière, glacée ou aux fruits, tout est permis.

Bon et si vraiment passer cinq heures à table en attendant de déballer les cadeaux, c’est au-dessus de vos forces, et bien changez de chaise entre deux plats! Allez, c’est pas tout ça, joyeux Noël à tous!