En collaboration avec

Yves Van Laeke, director Private Banking & Asset Management Nagelmackers

Quelle a été l’évolution du concept de « private banking », qui guide les investisseurs sur les meilleures pistes où placer leur argent, sur ces 20 dernières années?
« Une évolution très forte. Voici 10 ans à peine, on obtenait encore un rendement de 4 % sur un compte d’épargne, et de 4 à 6 % sur un bon de caisse. Les clients ne voyaient donc pas vraiment en quoi le “private bankingˮ pouvait les aider… Mais tout a changé. Les taux d’intérêt restent à un plancher historique, tandis que les gens veulent conserver leur train de vie. »

La période actuelle est donc très bonne pour le « private banking »?
« Parfaitement. Cette activité a le vent en poupe. À titre d’exemple: chez nous, en 6 ans, le nombre de clients pour ce type de service a enregistré une augmentation annuelle de plus de 10 %. Surtout grâce à la croissance du marché boursier. C’est le seul qui permette encore de réaliser de bons investissements. »

Comment voyez-vous l’évolution du « private banking » dans les années à venir?
« Les taux vont probablement rester très bas, l’intérêt pour les actions va donc perdurer, et le “private bankingˮ va donc continuer à croître. C’est mathématique. »